Pour déployer des stratégies de gestion de l’accès sécurisé dans une entreprise, il faut d’abord identifier les utilisateurs et les rôles appropriés. Les rôles d’utilisateur servent avant tout à distinguer les privilèges attribués aux individus afin que personne ne puisse accéder à des éléments sans y avoir droit.
Selon les responsabilités opérationnelles que possède un utilisateur, le RBAC offre un accès à privilège minimum pour lui permettre d’effectuer diverses opérations. Cela signifie en fait que tous les utilisateurs n’ont pas accès aux ressources sensibles sachant la criticité des données qu’elles hébergent. Abordons le détail pour comprendre comment le contrôle d'accès basé sur le rôle fonctionne dans un cas type.
Par exemple, considérons un serveur sensible auquel divers utilisateurs doivent accéder. Il importe de comprendre que tous les utilisateurs n’exigent pas un accès complet au serveur, l’accès selon le rôle entrant alors en jeu. Un administrateur système qui analyse chaque jour l’activité de sécurité peut demander un accès total au serveur, les non-administrateurs comme les managers et autres utilisateurs standards n’ayant que des autorisations d’affichage ou de modification, selon les tâches à exécuter. Cela permet de prévenir des violations de sécurité en s’assurant qu’aucun utilisateur n’a des privilèges excessifs.
Le RBAC fonctionne en confiant des rôles aux utilisateurs qui les habilitent à effectuer des actions sensibles sur des ressources clés. Cela dit, chaque utilisateur doit s’authentifier et être autorisé à détenir des privilèges et réaliser des opérations cruciales.
L’organisation adoptant le RBAC simplifie les workflows de demande-octroi, chaque utilisateur ne devant accéder à des systèmes sensibles comme des serveurs, des bases de données ou des applications pendant une durée fixée qu’après approbation par un utilisateur de niveau supérieur (administrateur). Le RBAC pose les bases pour appliquer le principe du privilège minimum, quelle que soit la fiabilité de l’utilisateur, et évite que des données vitales ne soient exposées par mégarde.
Le contrôle d'accès basé sur le rôle met l’accent sur les rôles confiés aux utilisateurs, mais il existe des différences clés entre les divers mécanismes employés.
Contrôle d'accès centralisé appliqué selon des stratégies que les utilisateurs ne peuvent pas modifier.
Dépend entièrement du propriétaire des ressources. Le propriétaire exerce un contrôle direct sur les ressources et octroie des autorisations à d’autres utilisateurs et les révoque.
Stratégie de contrôle d’accès basé sur les attributs ou caractéristiques des sujets (rôle d’utilisateur, titre, localisation, etc.) et des objets (type de fichier, type d’accès, accès du service, etc.).
La délégation de rôles d’utilisateur avec des autorisations adéquates veille à restreindre l’exécution de tâches à celles attribuées. La mise en place d’un accès selon le rôle est un processus en trois étapes :
En matière de contrôle d’accès basé sur le rôle, chaque action privilégiée a lieu sous le ressort d’un administrateur. L’administrateur peut octroyer un accès en lecture, modification ou complet à des identifiants privilégiés selon les privilèges des différents rôles. Pour bien simplifier le processus, on peut regrouper les utilisateurs aux rôles similaires pour leur affecter ensemble un accès.
Outre le fait d’autoriser des utilisateurs à exécuter des tâches selon les rôles, l’adoption d’un contrôle d’ accès juste-à-temps assure un accès précis pour une durée définie. Par exemple, si un utilisateur souhaite un accès spécial à une ressource donnée, l’administrateur n’autorise l’exécution de l’action que pendant un laps de temps fixé. Une fois la tâche terminée, l’accès de l’utilisateur est automatiquement révoqué. On évite ainsi les comptes orphelins résiduels, pour des privilèges permanents nuls et une infrastructure d’entreprise bien gérée.
L’adoption de stratégies de gestion de l’accès privilégié (PAM)dans les processus métier simplifie et automatise le RBAC pour les administrateurs. En cas de processus manuel, l’affectation d’accès aux individus s’avérerait difficile. Un outil PAM efficace aide à relever ce défi grâce à une analyse constante des utilisateurs privilégiés pour les empêcher d’abuser de leurs droits.
Le déploiement d’un contrôle d’accès basé sur le rôle rationalise les tâches de chaque utilisateur et répond aux exigences de sécurité globale de l’organisation. Voici certains des avantages majeurs qu’offre un contrôle d’accès basé sur le rôle :
Le déploiement d’un contrôle d’accès basé sur le rôle permet de respecter facilement des normes de conformité comme PCI DSS, ISO-IEC 27001, NERC-CIP et le RGPD. On dispose d’un aperçu de toutes les opérations privilégiées qu’effectuent les utilisateurs, ce qui améliore la sécurité globale de l’entreprise.
Le déploiement d’un contrôle d’accès basé sur le rôle dans une organisation va de pair avec une solide stratégie PAM. Voici quelques bonnes pratiques qui améliorent nettement la sécurité d’une organisation :
ManageEngine PAM360 offre un registre chiffré pour stocker et gérer les mots de passe d’entreprise sensibles et il importe d’établir des restrictions d’accès précises pour renforcer la protection des données. Les fonctions de contrôle d’accès basé sur le rôle du produit aident à atteindre cet objectif. PAM360 gère une liste des administrateurs et des non-administrateurs dont les privilèges varient de simples autorisations d’affichage à un accès total pour réguler l’utilisation des ressources. Cela établit un cadre pour bien affecter l’accès et permet de déployer un workflow de gestion de l’accès sécurisé dans l’organisation.