Le Zero Trust est un cadre de sécurité qui exige une vérification-autorisation constante de tous les utilisateurs tentant d’accéder à des ressources d’entreprise pour éviter un accès non autorisé. Ce processus imposé veille à n’accorder aucune confiance par défaut aux utilisateurs et aux appareils, même s’ils sont connectés au réseau de l’entreprise. Ce principe de confiance nulle-vérification systématique permet de détecter une activité malveillante ou suspecte et de la bloquer en temps réel, chose impossible avec la sécurité périmétrique classique.
La sécurité classique accorde un accès illimité aux utilisateurs et aux appareils dans le périmètre réseau. Ainsi, si un attaquant entre dans le réseau d’entreprise, il peut s’y déplacer latéralement et accéder à des ressources ou des données sensibles, élargissant le champ des menaces. C’est la raison pour laquelle le Zero Trust prime pour l’entreprise moderne.
Le Zero Trust est une approche globale visant à renforcer la sécurité d’une entreprise. Indépendant des outils choisis, on doit le déployer dans l’infrastructure de l’entreprise. En adoptant généralement le cadre Zero Trust, on peut profiler le risque pour les ressources sensibles et suivre une stratégie de gestion de la sécurité informatique basée sur le risque. Cela permet d’établir d’autres restrictions pour certains systèmes et comptes vitaux, de les protéger contre les menaces internes et externes et donc de minimiser la possibilité de violations de données. Enfin, pour déployer un modèle Zero Trust efficace, il faut adopter des solutions intégrant son cadre.
Un outil PAM joue un rôle clé dans la sécurité organisationnelle en régulant l’accès à l’infrastructure informatique vitale. Sans outil PAM, une stratégie Zero Trust s’avère incomplète. De plus, les besoins de gestion de l’accès en constante évolution des équipes hybrides modernes rendent les principes Zero Trust essentiels aux outils PAM. Ces principes englobent l’accès à privilège minimum, l’analyse continue, le profilage du risque, la modération d’accès et la gestion des sessions. L’entreprise peut les utiliser pour examiner l’accès aux comptes privilégiés et aux appareils et appliquer un privilège Zero Trust dans toute l’organisation.
Il s’agit d’un modèle de sécurité qui aide à réguler l’accès privilégié avec les principes clés du Zero Trust. Cela oblige l’entreprise à présumer que tous les utilisateurs et les appareils privilégiés sont de possibles vecteurs de menace à examiner via une authentification-autorisation constante. En profilant le risque des actions de l’utilisateur et des ressources en temps réel, l’entreprise peut appliquer une stratégie PAM proactive et dépasser la simple validation de l’accès privilégié selon les rôles et les besoins.
Un outil PAM adoptant un privilège Zero Trust aide l’entreprise à déployer des contrôles de sécurité dynamiques, contextuels, pour appliquer un accès à privilège minimum. Il identifie les menaces et l’activité malveillante des utilisateurs en temps réel, prévient l’abus de privilège, bloque instantanément l’accès ou déclenche des mesures automatiques.
Le Zero Trust et le principe du privilège minimum (PoLP) renforcent tous les deux la sécurité de l’entreprise, mais présentent des différences. Le PoLP impose que l’utilisateur ne dispose que des privilèges d’accès qu’exige l’exécution de ses tâches. Il veille à ce que, même en cas de compte compromis, l’attaquant soit limité dans sa capacité d’exploitation.
Le Zero Trust, quant à lui, est un modèle global qui dépasse la simple validation de l’accès. Il tient compte de divers aspects de l’infrastructure et des données d’une organisation, impliquant une authentification-autorisation constante à tous les niveaux. Donc, l’accès à privilège minimum forme la base d’une solide solution Zero Trust, mais ne constitue qu’un élément du concept global.
En adoptant les principes Zero Trust dans sa stratégie PAM, on peut :
La bonne solution PAM Zero Trust peut varier selon la taille, l’échelle et les besoins de chaque organisation. Toutefois, il faut considérer les points suivants pour bien définir cette solution :
identifiez les privilèges d’accès de chaque utilisateur et comparez-les à ses besoins. Décelez les privilèges excessifs et modérez l’accès en conséquence.
créez une liste des ressources informatiques stratégiques qui exigent d’autres niveaux de sécurité. Révoquez tous les privilèges permanents de ces ressources.
fournissez un accès à la demande à durée limitée aux comptes privilégiés. Affectez et révoquez automatiquement l’accès privilégié via un workflow de demande-octroi pour établir un accès à privilège minimum.
identifiez les risques liés aux utilisateurs et aux appareils selon leur activité et intégrité, respectivement.
autorisez régulièrement les utilisateurs en appliquant une MFA adaptative en cas d’anomalies comportementales détectées.
créez des stratégies d’accès personnalisées pour protéger les ressources sensibles. Instaurez des restrictions qui empêchent un accès non autorisé ou des utilisateurs d’effectuer des actes malveillants, avertissez les intéressés d’opérations sensibles, etc.
adoptez un processus de contrôle d’accès basé sur des attributs (ABAC) pour un mode de gestion de l’accès précis.
Bien que l’avenir réside dans le PAM Zero Trust, ce modèle présente des défis, comme :
le concept de Zero Trust existe depuis un moment, mais le taux d’adoption de ses principes reste bas par défaut de sensibilisation. Des campagnes de sensibilisation à grande échelle sont nécessaires pour rendre la transition fluide et efficace.
la transition d’un modèle périmétrique à un sans périmètre exige un changement radical d’approche, constituant un obstacle parfois. Le conflit avec les processus actuels peut déplaire à beaucoup par crainte d’une rupture ou aversion à la nouveauté.
sans les outils et l’expertise adéquats, l’adoption d’une stratégie PAM Zero Trust peut s’avérer complexe et coûteuse. Il convient donc de trouver la bonne solution PAM Zero Trust.
Considérons un scénario où il faut protéger l’accès à un serveur de base de données crucial. Un outil PAM classique peut octroyer un accès sécurisé aux utilisateurs concernés, mais qu’en mode tout ou rien. Certes, cela simplifie les stratégies de gestion de l’accès isolées, mais cela crée aussi des privilèges permanents, d’où un risque d’abus de privilèges ou de détournement.
En revanche, une solution PAM Zero Trust octroie un accès à privilège minimum en appliquant des contrôles d’accès juste-à-temps. Cela garantit que l’accès aux identifiants sensibles n’est accordé que temporairement selon le besoin, puis révoqué automatiquement. De plus, des fonctions comme l’analyse des sessions privilégiées permettent d’arrêter les sessions des utilisateurs présentant une intention malveillante.
Outre la simple unification de la gestion de l’accès pour les utilisateurs internes, une solution PAM Zero Trust analyse constamment l’activité et les risques des appareils pour imposer une authentification régulière via la MFA adaptative. Cette solution peut même prendre des mesures automatiques, comme l’arrêt d’une session ou la révocation de l’accès. Ainsi, une solution PAM Zero Trust dépasse la simple régulation de l’accès en offrant des contrôles précis pour prévenir les menaces. En cas de doute entre les deux options, choisissez toujours une solution PAM Zero Trust.
On peut relever la plupart des défis techniques en trouvant la bonne solution PAM Zero Trust pour l’entreprise. Si vous cherchez à adopter une solution PAM compatible Zero Trust, vérifiez qu’elle offre ces fonctions :
Les workflows de demande-octroi forment un élément clé d’une bonne solution PAM et la première étape pour adopter les principes Zero Trust. Ils sont essentiels pour affecter un accès à la demande limité aux identifiants privilégiés. Ces limitations étant établies, un utilisateur doit demander un accès aux administrateurs en précisant ses besoins. S’ils estiment ses motifs valables, il obtient un accès à durée limitée aux ressources concernées.
Les utilisateurs ont souvent besoin d’un accès temporaire à des identifiants privilégiés ou des groupes pour exécuter des tâches vitales. Dans ce cas, sans les bonnes pratiques en place, ils peuvent disposer alors de privilèges permanents. Une solution PAM offrant des moyens d’élévation de privilèges et de gestion des délégations (PEDM) facilite le processus sans perturber l’activité en automatisant l’octroi et la révocation. Des contrôles comme l’élévation juste-à-temps facilitent l’octroi temporaire sans accorder un accès aux identifiants privilégiés avec des privilèges supérieurs. L’entreprise peut ainsi adopter le PoLP, sans lequel un modèle PAM Zero Trust s’avère incomplet.
Outre le PEDM, la solution PAM Zero Trust idéale doit offrir un filtrage par application et commande. Les contrôles de commande empêchent l’utilisateur d’exécuter des commandes sensibles non autorisées. Ces contrôles peuvent autoriser ou bloquer les commandes exécutables, évitant donc toute action destructrice. De plus, les contrôles d’application servent à octroyer à l’utilisateur un accès juste suffisant pour effectuer l’action requise.
Les fonctions de gestion des sessions privilégiées, comme l’analyse et l’enregistrement, sont vitales pour identifier les menaces. Ces fonctions permettent de contrôler à distance les sessions en temps réel et de les arrêter si elles présentent un risque.
L’analyse comportementale et celle continue sont des fonctions clés des outils PAM Zero Trust. Cela permet d’identifier et d’isoler une activité anormale dans l’organisation. L’analyse comportementale des utilisateurs et des entités sert à définir des bases pour les actions permises. En profilant le risque des utilisateurs et des appareils, on peut détecter de façon proactive les écarts et y réagir avant qu’ils ne créent de menaces.
Un modèle PAM basé sur le risque n’est efficace que si on établit des règles personnalisées dans la solution pour prendre des mesures automatiques en cas d’activité anormale. Une solution PAM offrant des contrôles d’accès basés sur des stratégies évalue sans cesse les facteurs de risque liés aux utilisateurs, aux comptes et aux appareils et déclenche des actions adaptatives, contextuelles. Cela renforce la sécurité globale de l’organisation tout en évitant d’intervenir manuellement.
Outre les fonctions ci-dessus, les outils de sécurité comme les audits en temps réel, les alertes contextuelles, la MFA et l’intégration Syslog renforcent la solution PAM Zero Trust.
Si votre outil PAM actuel ne permet pas d’adopter une stratégie Zero Trust, passez à une solution PAM Zero Trust comme ManageEngine PAM360. PAM360 est la solution PAM de ManageEngine pour l’entreprise numérique. Elle permet une stratégie Zero Trust complète et offre toutes les fonctionnalités de base requises.
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