Air gap et cybersécurité : limites, risques et nouvelles approches

Air gap et cybersécurité : limites, risques et nouvelles approches

Pendant des années, le '' air gap ''   constituait la forme ultime de cybersécurité. L'isolement physique ou logique de systèmes critiques d'Internet semblait suffisant pour bloquer toute menace externe. Cette pratique est encore largement adoptée dans les secteurs de la défense, de la santé, de la finance et de l’industrie.

Cependant, la réalité est plus nuancée : un environnement Air Gapped n’est pas automatiquement sécurisé. Les attaques ciblant des systèmes isolés prouvent en effet que l’isolement seul ne constitue plus une défense complète.

Air gap : une protection nécessaire, mais incomplète 

Un air gap empêche toute connexion directe entre un système sensible et des réseaux non sécurisés. Cette séparation réduit fortement l’exposition aux ransomwares, logiciels malveillants et accès non autorisés.

Cependant, aucun système critique ne fonctionne en vase clos. La maintenance, les mises à jour, les transferts de données ou les interventions humaines créent inévitablement des points de contact. Ces interactions, souvent sous-estimées, constituent aujourd'hui les principales failles des environnements air-gappés.

Les vulnérabilités réelles des systèmes air-gapped 

Malgré leur isolement, les environnements air gap restent exposés à plusieurs risques majeurs :

Facteur humain et menaces internes 

Une mauvaise configuration, des mots de passe faibles ou un abus de privilèges suffisent à compromettre un système air-gapped. L’isolement ne protège pas contre l’erreur humaine.

Supports amovibles 

Les clés USB et disques externes restent l’un des vecteurs d’infection les plus courants dans les réseaux air gap. Un simple transfert peut suffire à introduire un malware.

Failles matérielles et logicielles 

Des vulnérabilités au niveau du matériel, des logiciels ou de la chaîne d’approvisionnement permettent aux attaquants de contourner l’isolement.

Manque de visibilité 

L’absence de surveillance continue rend la détection des incidents plus lente, augmentant leur impact opérationnel et financier.

Pourquoi la MFA change la donne en environnement air gap ?

Dans ce contexte, l’authentification multifacteur (MFA) devient indispensable. Elle impose plusieurs preuves d’identité avant d’autoriser l’accès, ce qui réduit drastiquement les risques liés au vol d’identifiants ou aux abus internes même hors ligne.

Les bonnes pratiques recommandées par des cadres comme le NIST soulignent l’importance d’une authentification forte et d’une approche multicouche, parfaitement adaptées aux environnements air gap.

Une MFA pensée pour les systèmes isolés 

Une solution MFA efficace en environnement air gap doit fonctionner sans Internet, s’intégrer facilement à l’existant et ne pas compromettre l’isolement du réseau.

ADSelfService Plus répond à ces exigences en permettant le déploiement d’une MFA pour réseaux air-gapped en s’appuyant uniquement sur Active Directory.
L’authentification reste entièrement hors ligne, garantissant un contrôle d’accès robuste dans les environnements les plus sensibles.

Comment fonctionne la MFA dans un environnement air gap  ?

  1. L’utilisateur se connecte à un poste de travail air-gapped.

  2. Il valide ses identifiants primaires (premier facteur d'authentification).

  3. Un second facteur est sollicité sans connexion Internet (token, carte à puce ou biométrie).

  4. L’accès est octroyé ou refusé de manière instantanée.

  5. Toutes les tentatives sont enregistrées localement afin de garantir la traçabilité et d'assurer la conformité réglementaire.

Fonctionnalités clés pour renforcer la sécurité air gap 

  • Authentification hors ligne :FIDO2, tokens matériels, TOTP, cartes à puce

  • MFA sans contrôleur de domaine : accès sécurisé même en cas de déconnexion prolongée

  • Protection contre les attaques air-gapped: limitation des menaces internes et des supports amovibles

  • Déploiement simple via Active Directory: sans cloud ni dépendance externe

Les bénéfices concrets d’une MFA en environnement air-gapped 

  • Accès sécurisé sans Internet

  • Réduction des risques internes et du vol d’identifiants

  • Conformité avec les exigences NIST, RGPD et HIPAA

  • Protection des postes Windows, macOS et Linux

  • Politiques MFA adaptées aux rôles et privilèges

Conclusion 

Le air gap reste une base solide, mais il ne peut plus être considéré comme une protection suffisante à lui seul. Seule une approche multicouche qui combine isolement, contrôle des accès et authentification multifacteur hors ligne permet de sécuriser efficacement les systèmes critiques.